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Carnets de déroute-Préface : Constat rock !
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Préface



Vous avais-je parlé de mon projet de monter un groupe de rock ? Fascinante perspective, certes un tant soit peu narcissique mais je pense tenir entre mes mains de manager déjà clipé la formation du moment ou devrais-je dire plutôt les formations du moment, car elles sont au nombre de trois. Chacune d’entre elles explore des territoires certes balisés depuis des décennies, mais comme le disait un observateur avisé, l’essentiel n’est pas de réinventer le rock ou de bouleverser les frontières mouvantes de la culture populaire, non, l’important est d’écrire de bonnes chansons. Une chanson, un air, ce je ne sais rien qui vous colle à la peau (en cuir), cette mélodie que l’on fredonne en toutes circonstances, ce refrain qui soulève les foules et les mini jupes des filles, ce genre de chose apparemment inutile que maîtrisaient à la perfection des petits gars comme Lennon, McCartney, évidence absolue pour celui qui décide de glisser une oreille attentive dans ces bréviaires que sont Rubber Soul et Revolver. Je songe alors à cet internaute, intrépide e-lecteur dont l’effronterie n’eut d’égale que la forfanterie, lorsqu’il m’avouait, par blog interposé, préférer les navrantes postures vocales des Shades à Eldia. Le moutard me montait progressivement au nez, comment Eldia manque d’originalité, je songe à la citation placée 10 lignes plus haut. Un brin échauffé, j’ouvre la page myspace des Shades dont l’impertinent rédacteur faisait la réclame et là, ô consternation, une voix pré-pubère braille à mon endroit quelque pseudo vocalises au bourgeonnement tout juste rock’n’roll, Vincent Furnier se retourne dans sa fausse tombe, où son passés alors ces magnifiques hymnes que sont Under My Weels, Be My Lover ou School’s Out toute voix et petite culotte dehors ? Autant pour moi, il est rock’n’roll en 2007 d’écouter Kanye West et Gwen Stefani, s’agissait-il d’un second degré culotté, logique pour des babies rockers slimés de près, ou la preuve flagrante, désolante et rampante d’une cuistrerie toute aussi infamante ? Certes, des légions de têtes blondes dans leurs folles années d’adolescence baby boomée dodelinèrent mollement sur Toto ou Bob Marley, j’en conserve pour ma part un souvenir traumatisant, merde comment peut-on planer sur Bob Marley, trop indigent pour élever vers les voûtes célestes du lysergisme incontrôlé une vache ascétique et indienne de surcroît. Pour en revenir à mes poulains, je vais commencer par vous les présenter.

A suivre...





18-09-2007 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 3258 fois | Public
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