Chers amis, good day sunshine, all i need is hollidays, en bref, il n’est de meilleure compagnie qui ne se quitte le temps d’un mois de vacances amplement mérité aux vues des sommes de textes empilés tels des gâteaux aux nappes délicieusement spatiales. L’été débarque paresseusement et votre chroniqueur ne pouvait ne pas céder à cet élan de langueur qui conduit de nombreux quidams sur les...
Terrence Malick explore habituellement des contrées sauvages en adoptant une posture formelle contemplative, filmant le monde qui s’éveille sous un fugace rayon de soleil, palpitant alors comme porté par un souffle ancestral. Un monde vierge de toute présence humaine où l’homme serait en toute logique une émanation de la nature, non une aberration. Malick devient alors un poète...
Disparu, effacé, absent, distant, Dister
A rejoint les contrées sur des cieux enhardis
Où se pâment Janis, Morrison et Lester,
Les Back Stages sont ces temps-ci au paradis.
D’un seul trait de plume, les chants furent remplis,
Chronique nécro pas si logique, implacable,
De larmes bleues typo frappées de stupeur lis
-Je sur le stencil et les téléscripteurs, câble...
King Crimson, le Radiohead des années 70 ? Ainsi commençait une critique de Red, chef d’œuvre noir et pierre angulaire du rock pour un mec comme Kurt Cobain, que j’avais par hasard (et peu rasé) trouvé dans les entrailles glapissantes du Net. King Crimson, le Radiohead des années 70 ? Il aurait été plus juste de dire « Radiohead, le King Crimson des années 90/2000 ? ». Formulation...
Non, Alister n’est pas le connard blond de Candy. Alister est un homme aux mille visages. Qui a bouffé Morrison, Nino Ferrer, Dashiell Hedayat/Melmoth pour vomir Alister sur les trottoirs de la nuit parisienne. Alister est un rockeur. Une silhouette pliée au bord d’un piano. Lovée contre une guitare, électrique de préférence. Enfin et détail important, Alister est bel et bien français....
Bo est parti taper le bœuf avec John Cipollina,
Pendant ce temps-là moins l’éternité,
Les guitares sont des pleureuses égyptiennes,
Ou bien les plumes des noirs chevaux de la Nouvelle-Orléans.
C’est selon, la mort nous laisse ce choix-là.
Les bottines ne partiront plus roder,
Les cuirs se tairont dans le silence de la nuit,
Les rockers rangeront leur...
Dans les forêts-béton aux solitudes fleuves,
Ô mon âme criait en silence, hébétée
Par cet abêtissant spectacle de voix neuves
S’estompant ensuite à l’horizon de l’année.
Ô blêmes figures, l’espérance écroulée
Suite...
Ou le sacrifice logique, attendu,
à un rituel inhérent à la mythologie rock
Je dois vous raconter la petite aventure qui m’est survenue il y a quelques jours dans le métro. J’attends à la station Sèvre Babylone. Mon regard se porte toutes les secondes vers la bouche noire et béante qui prolonge le couloir, deux points de...
(Photographe, Piper Ferguson)
Enfoncé dans mon siège, visage à demi posé sur l’appuie-tête qui équipe toutes les secondes classes de tous les A310 du monde, yeux rivés sur le hublot ruisselant de nuit, l’esprit en quête d’un ailleurs et aussitôt récompensé, je songeais aux événements qui avaient rythmé ma semaine parisienne. D’abord cette convocation, comme un ordre...